Elle

Publié le par astheny

Ma mère voici le temps venu, d'aller prier pour mon salut
Mathilde est revenue
Bougnat tu peux garder ton vin, ce soir je boirai mon chagrin
Mathilde est revenue
Toi la servante toi la Maria, vaudrait peut-être mieux changer nos draps
Mathilde est revenue
Mes amis ne me laissez pas, ce soir je repars au combat
Maudite Mathilde puisque te v'là

Mon cœur mon cœur ne t'emballe pas, fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue
Mon cœur arrête de répéter, qu'elle est plus belle qu'avant l'été
La Mathilde qui est revenue
Mon cœur arrête de bringuebaler, souviens-toi qu'elle t'a déchiré
La Mathilde qui est revenue
Mes amis ne me laissez pas, dites-moi dites-moi qu'il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te v'là

Et vous mes mains restez tranquilles, c'est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue
Et vous mes mains ne frappez pas, tout ça ne vous regarde pas
Mathilde est revenue
Et vous mes mains ne tremblez plus, souvenez-vous quand je vous pleurais dessus
Mathilde est revenue
Vous mes mains ne vous ouvrez pas, vous mes bras ne vous tendez pas
Sacrée Mathilde puisque te v'là

Elle ne s'appelle pas Mathilde et je suis loin d'être Jacques Brel. Il n'y a jamais rien eu entre nous, jamais rien de réciproque en tout cas. Un garçon aime une fille, la fille n'aime pas le garçon. Quoi de plus banal ?

C'est une vieille histoire que j'ai du mal à dater sans avoir besoin de calculer. Voyons... ça a du commencer en février ou mars 2003. Bientôt 4 ans, j'ai du mal à percuter.
A l'époque, je n'avais pas encore élaboré mes théories sur l'amour. Celles-ci résultent d'ailleurs très certainement de tout cela. Une manière de se blinder, de se construire une armure solide pour éviter de prêter à nouveau le flanc aux coups.
Et je vais la revoir, faut croire que je suis un peu maso.

La dernière fois que je l'ai vue, elle refermait une porte derrière elle et s'en allait. C'était la fin de courtes vacances dans le sud de la France, on a échangé quelques mots dans le noir, tout bas pour ne pas réveiller les autres et elle est partie.
Si la vie était une comédie romantique, je lui aurais couru après. C'aurait été pathétique, mais pas autant que ce qui s'est passé en réalité.
Je me suis effondré et j'ai pleuré.
Dans le noir, tout bas pour ne pas réveiller les autres.
Pourquoi ? C'était ridicule. Je ne la perdais pas, puisque jamais nous n'avions été ensemble. Cela ne changeait rien, vraiment rien. Et pourtant...
Voilà. C'est la dernière fois que je l'ai vue et c'est aussi la dernière fois que j'ai pleuré.

Et là, hier, dans un mail, une question plutôt inattendue : "tu fais quelque chose vendredi matin ?". Je suis étonné, ce n'est pas dans ses habitudes.
Non, bien sûr que non, je ne fais rien vendredi matin. Et quand bien même ç'aurait été le cas, que n'aurais-je annulé pour pouvoir te répondre que je pouvais te rejoindre où tu voulais et à l'heure que tu souhaitais ?

Je vais la revoir demain.
Je suis enchanté. Je suis déprimé. Je suis euphorique. Je suis terrifié. Je suis plein d'attentes. Je suis désespéré. Je suis curieux. Je suis sceptique. Je suis plein de bonne volonté. Je suis malade. Je suis flegmatique. Je suis anxieux.

Que va-t-il se passer quand je vais la voir ? La passion n'est-elle pas censée mourir avec le temps ?
Vais-je me rendre compte que je l'aime encore ? N'éprouverai-je envers elle que totale indifférence ?
Et pourquoi est-ce que je n'arrive pas à déterminer laquelle des ces options m'effraie le plus ?

Publié dans Reportages sur ma life

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Miladee 26/01/2007 18:41

Alors alors alors ?

BIDILOVE 26/01/2007 05:55

Oh oh oh .... dans quelques heures .... Toi ....eLLe ..... tu nous raconteras hein?!