Vive les vacanceuh, vive l'insoucianceuh

Publié le par astheny

Eeeeeeeet top !
Voilà, à partir de maintenant, je suis en vacances.

Bon, j'avoue que ces derniers temps, c'était déjà un peu le cas. J'ai fini les cours genre le 16 mai, donc ça fait un moment que je traîne chez oam à rien foutre. Mais là, j'ai passé ma soutenance, mes entretiens pour les M2 auxquels j'ai postulés, j'ai appris au passage que j'avais mon année, avec même le luxe d'une mention assez bien (ça, c'est pour que vous m'envoyiez des cartes de félicitations, des fleurs, des chocolats, des petites culottes dédicassées, comme vous voulez).
Donc là c'est bon, j'ai plus rien à faire (enfin j'attends les réponses des M2 mais c'est assez passif comme activité).

Aaaaah, les vacances d'été.
Trois mois à rien faire.
Hmmm...
Tain je vais trop me faire chier.

Quand j'étais tout petit et que des notions aussi complexes que celles de semaines, de mois, étaient encore très abstraites, j'avais l'impression que les vacances d'été étaient super longues. Vu que je savais pas encore bien compter les jours, ni calculer le temps, je vivais dans un monde merveilleux où rien d'autre ne comptait que le moment présent.
A ce propos, je tiens à signaler que je pense que l'être humain s'est carrément asservi au temps qui passe, et que quelqu'un serrant chaque matin sa montre au poignet me fait l'effet d'un prisonnier qui se passe sa propre chaîne.
(je dis ça mais à côté je fais de la ponctualité une règle d'or)
(oui, je suis plein de contradictions)
Bref, il est venu un jour où j'ai enfin pigé ce que c'était qu'un mois et j'ai réalisé que deux mois de vacances, c'était tout court en fait. Et à partir de ce jour, j'ai trouvé que les vacances d'été passaient super vite.

Mais depuis quelques années (bon ok, disons le : depuis que je suis à la fac), comme je fais pas grand chose pendant l'année (genre cette année j'avais deux jours et demi de cours par semaine, et on a eu des maxi vacances de ouf allant de fin décembre à début mars), ben les vacances d'été me semblent moins nécessaire et elles sont donc à nouveau longues. Et vu que j'ai pas grand chose à faire, ben je tourne un peu en rond.

Maintenant, c'est donc devenu un rituel, comme une marmotte faisant des provisions avant d'hiberner, juste avant les vacances, je fais le plein de divers trucs pour m'occuper.
(j'ai l'impression de dire une grosse connerie là et que les marmottes ne font absolument pas de provision, je compte donc sur votre inculture en matière de marmottes pour que cette comparaison passe sans objection)
Je remplis donc mes disques durs de films divers, souvent par thème : "Ah tiens, j'ai jamais vu les Mad Max, c'est le moment de tous les mater" ou "Hey mais Police Academy, ça peut pas être si nul que dans mon souvenir, allez, j'enchaîne les 7 !", je fais le plein de séries (en ce moment, j'engrange les "A la Maison Blanche" pour voir ce que ça vaut, l'intérêt c'est qu'il y a plein de saisons), je récupère du livre (je vais bientôt avoir tous ceux de la liste prévisionnelle que j'avais établie), je me trouve quelques jeux vidéos que j'ai envie de me faire ou de me refaire...
Bref, les vacances sont quand même bien marquées sous le signe de la lose.

Du coup, quand on me demande ce que j'ai fait de mes vacances, je ne réponds pas "ah ben je suis parti avec des amis à Biarritz, j'ai essayé le surf c'était trop bien", mais plutôt : "j'ai maté l'intégrale de Woody Allen, lu le Vicomte de Bragelonne et j'ai fait un marathon Gabriel Knight, j'ai enchaîné les trois et y'a pas à chier, le premier est vraiment le meilleur".
Bon, en fait je mens, comme j'ai honte, je réponds : "Hmm, oh rien de spécial, je suis resté chez moi. Des bonnes vacances bien reposantes quoi, hé hé hé, *sourire gêné*, *réflexion pour changer de conversation*, euuh sinon, t'as vu la nouvelle fiat 500 ?".

Je ne sais pas trop d'où me vient cette habitude de ne pas partir en vacances. Je pense que mes parents y sont pour beaucoup, vu qu'ils ne m'ont jamais emmenés nulle part (sauf les visites rituelles chez les grands-parents mais ça compte pas).
Genre je l'annonce, comme ça, cash : je n'ai jamais skié de ma vie.
Ouais.
Vous pouvez vous absenter un moment pour prendre un verre d'eau si la nouvelle vous a trop remué.

Du coup, je reproduis un peu le schéma parental et je reste très casanier. Et le pire, c'est que ça me manque pas tant que ça en fait. Je suis assez peu convaincu par les gens qui organisent tout pour pouvoir partir en vacances dès la première minute de leurs congés, genre ils ont tout organisé chez eux pour qu'ils puissent rentrer du boulot, se changer, sauter dans la voiture familiale et se jeter dans les embouteillages de départ.
Limite ça devient complètement aliénant quoi : en hiver faut absolument aller skier comme tout le monde (se débrouiller au passage  pour que le petit se casse une jambe, parce que bon, on va quand même pas surveiller les mômes : on est en vacances bordel) et c'est mais trop dramatique quand la neige est pas au rendez-vous, en été faut suivre les foules, aller à la plage et c'est la fin du monde si il pleut...

Sérieusement, je prie pour ne jamais ressembler au papa beauf qui est tout heureux de trouver un super emplacement pour sa tente et qui attend impatiemment la grande fête annuelle du camping et son concours de mangeur de tartes.
Je prie pour ne jamais montre rà tout le monde une photo de moi en combinaison fluo, brandissant fièrement une nouvelle étoile (ou quel que soit le nom que ça porte) que j'ai obtenu grâce à mes prouesses au ski.
Je prie pour ne jamais poser chaque année ma chaise longue et mon parasol au même endroit de la même plage en faisant les mots croisés du journal local, et en relevant les erreurs pour les signaler ensuite par courrier à l'auteur.

Un jour, mon oncle et ma tante ont proposé à mon grand-père corrézien de venir avec eux pour voir passer le tour de France vu que l'étape était pas loin. Avec un pur staïle, il a répondu : "Même si le tour de France passait dans ma rue, je me déplacerai pas jusqu'à la fenêtre pour le voir".
Mon grand-père, il roxxait trop.

Publié dans Reportages sur ma life

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Chroniqueuse Enfumee 20/07/2007 10:06

Arf.. depuis que je n'ai que 5 semaines de vacances par an, je comprend le pourquoi du comment il faut en profiter absolument. Même à ne rien faire d'ailleurs. Mon truc pour éviter les bouchons, les cons sur la plage et les débiles sur les skis : partir hors saison. En Décembre je prends l'avion et je file au soleil. En Avril hors vacances je profite du froid de la neige (quasiment sans skier, mon truc c'est la luge).

Laure 12/07/2007 20:10

Arf même pas de vacances d'été sur les campus américains ... la vie est vraiment injuste ...Parce que moi je partirais bien, louerais une voiture pour aller washington à la californie, en m'arretant dans des motels tous les soirs, regarder les paysages, faire des milliers de photos, rencontrer des gens, bavarder ... Ahhhh le rêve.Je savais bien que j'aurais dû aller à la fac ...

celebelda 07/07/2007 13:03

Si y'en a une qui te comprend, c'est bien moi. Je m'emmerde tellement que je lis des thèses pour préparer mon année prochaine. C'est honteux. Et surtout, ça m'ennuie encore plus que je n'étais ennuyée à la base.Heureusement que mon chat s'est découvert une passion pour passer sur le clavier de mon ordi quand je tape quelque chose.Sinon, c'est assez effrayant, tu te projettes dans l'avenir en te voyant Papa ? Grand Dieuuuuuuuuu, tu es bon à marier ! (Je dis ça justement parce que je sais que les mecs ont horreur qu'une fille dise ça)

Nicolas J 07/07/2007 00:25

Te faire chier ? Je t'envie. Je ne souhaite pas me faire passer pour un vieux con (merde, c'est raté) mais je n'ai que trois semaines de congés pour me faire chier. Ca  n'est pas assez ! Si je pouvais avoir, par exemple, six semaines pour m'emmerder, ça serait le bonheur. Sept semaines, ça serait trop. Ca me manquerait de raconter des bêtises avec mes collègues.De manger à la cantine avec des cons. De me faire engueuler par un chef qui finalement se range à mon avis parce que j'ai raison.Non ! six semaines, ça serait bien. Mais je n'en ai que trois (mais je m'en fous, mon chef est en congés en juillet, je vais pouvoir glander, et je vais pouvoir partir avant qu'il ne revienne et qu'il puisse contrôler mes congés). La vie de bureau, c'est compliqué.