Jeudi 14 février 2008
Cela n'aura échappé à personne : aujourd'hui, c'est la Saint Valentin.
Alors bien sûr, je pourrais pondre un article tout mielleux sur l'amour c'est beau tout ça, je pourrais aussi déverser ma bile sur une fête commerciale destinée à vendre des chocolats et des fleurs, je pourrais même écrire un petit truc analysant le fait que les blogueurs se situent dans l'une ou l'autre des catégories précédentes mais bon... Tout le monde fait déjà ça.

Ayant donc décidé de ne pas parler de la Saint Valentin et de plutôt taper dans l'originalité totale, je vais vous faire découvrir un petit site pas très connu mais auquel je prédis un bon petit avenir : un truc nommé Facebook.
...
Quoi ? Vous connaissez déjà ? Tout le monde connait ? La blogosphère entière a déjà rempli des pages et des pages sur Facebook ?
Ouais ben c'était ma période creuse de blog à l'époque, j'ai loupé le coche, alors on a qu'à faire semblant, hein ?

Bon, je ne présente pas Facebook donc, mais j'aimerais quand même discuter un peu d'un truc qui me parait quand même complètement ouf sur Facebook, c'est les relations qui s'instaurent entre les "Friends".

(petit aparté : vous constatez sans doute que malgré plusieurs occurences du mot "Facebook" dans ce qui précède, je n'ai pas fait apparaitre le moindre jeu de mots. en fait j'ai tellement lu et relu le jeu de mots évident - et tout pourri de surcroît - qu'il est hors de question que je le reprenne ici)

Je reprends donc : l'une des utilités de Facebook serait de permettre de retrouver des anciennes connaissances pour renouer contact, savoir ce qu'ils sont devenus, tout ça tout ça.
Ca, ça existait un peu déjà dans la vraie vie. Vous faisiez vos courses et, oh ! Vous tombiez sur Jean-Léon, que vous n'aviez pas vu depuis... pfiiooouuu... le collège au moins. En général, vous discutiez avec lui pour prendre des nouvelles, vous donniez des votres, éventuellement vous alliez boire un café avec lui puis vous vous quittiez sans vraiment prévoir de vous revoir.
Sur Facebook c'est pareil. Vous recroisez une vieille connaissance au détour d'une recherche ou d'un ami commun, vous l'ajoutez en "friend" vous vous échangez des nouvelles (via les walls de chacun, ce qui donne des conversations incompréhensibles pour toute autre personne, puisqu'il n'a que la moitié des échanges) et puis... Et puis là, il reste dans votre liste d'amis alors que vous avez plus grand chose à vous dire et c'est là que ça devient bizarre et un peu génant.
Vous avez régulièrement des nouvelles de lui du genre "Jean-Léon added the LOVE ME Secret Lovers HAPPY VALENTINE application" (oui, je reste dans le sujet du jour quand même), vous savez qu'il reçoit aussi des nouvelles de vous "astheny joined the group If I Get Sick I Want To Be Cured By Gregory House", mais à part ça, les échanges sont au point mort. Du coup, vous vous sentez un peu coupable de négliger comme ça vos grands amis d'antant mais... ils en font autant alors...
Troublant n'est-ce pas ?

En fait, pour avoir test un peu Facebook, j'ai eu plusieurs cas de figures :
- "On se parle mais on est pas acharné non plus"
Exemple avec une fille qui était avec moi au lycée (ça fait quelques temps maintenant donc). Les échanges se font exclusivement par messages privés mais avec facile un mois d'écart entre les différents envois. Genre ça fait super plaisir de se reparler mais là, j'ai trop la flemme de taper un message, je verrai demain.
- "On se parle pas mais on s'invite à plein de conneries"
C'est un peu le cas majoritaire. Les seuls échanges consistent en des notifications que vous recevez et qui ressemblent à ça : "Jean-Léon veut vous filer un coup d'oreiller à travers la tronche", "Jean-Léon vous met au défi de le battre au quizz sur la troisième saison de Candy", "Jean-Léon veut connaître votre position sexuelle préférée", "Oh putain, Jean-Léon vient de vous mordre et de vous transformer en vampire !", etc. (cliquer sur le bouton "Ignore" va vite devenir votre passe-temps préféré)
- "Je voulais juste avoir un ami de plus sur mon compte Facebook"
Alors là, c'est le silence radio. Rien ne vient, rien ne part. Vous avez beau ne pas vous être vu depuis une éternité, vous n'avez rien à vous dire, mais votre compteur d'ami est à n+1 maintenant, et c'est quand même plus classe.

Il y a autre chose qui me fascine sur Facebook, c'est son aspect Meetic.
Ben oui, forcément, un site communautaire déjà, c'est la joie des rencontres mais alors quand on peut ajouter des applications spécifiques dessus, ben on le transforme en véritable site de couplage (oui, "site de couplage", j'aime bien cette expression).
Bien évidemment, poussé par la curiosité, j'ai maté un peu ce qui existait dans ce domaine sur Facebook, c'est assez drôle.
Déjà, dans la plupart des cas, c'est l'approche franche, directe et virile qui est favorisée. En gros, vous voyez une nana qui vous plait (enfin ou un mec hein), vous pouvez lui envoyer un message de bon gros lourdaud genre "Hey, baby ! You know what would look good on you ? Me !".
L'autre truc sympa, c'est que les critères de choix se font entièrement sur le physique, puisque généralement, on vous envoie simplement une batterie de photos que vous devez jeter ou avec qui vous pouvez "flirter" (voir au-dessus).
Juste une photo (et encore, quand la personne n'a pas mis la photo de son chat ou un truc concept indescriptible...), c'est pas la misère ça ? Bon, je dis pas qu'avec le profil complet, on connaît mieux la personne, mais y'a quand même quelques trucs pour faire le tri (par exemple, si la personne est membre du groupe "Nous appelons le gouvernement à tenir bon contre les grèves", ben déjà j'ai pas trop envie de mieux la connaître quoi).
Bref c'est encore une relation que je ne comprends pas trop. Je veux dire : c'est impossible pour moi d'aller balancer un message à une totale inconnue en lui disant que je kiffe sa photo quoi. Im-pos-sible (enfin je suis peut-être un sale sociopathe aussi).
Ca me dépasse, tout simplement.

Bon maintenant, je sais ce que vous vous dites. Vous pensez "IiiIIiIIIIhhHHh, astheny est sur Facebook, il faut que ce soit mon ami !" (oui, j'ai tendance à surestimer mon côté attractif, et alors ? c'est mon blog, je fais passer le message qu'j'veux !).
Alors je préviens direct : je prends que des comptes sérieux hein, pas des comptes "blog". Parce que qui, y'a des gens qui font plusieurs comptes, un avec une vraie identité et un autre pour leur identité de blog (mais j'en parlerais ptet un autre jour, ou certainement jamais en fait).
par astheny publié dans : Théories du professeur astheny
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Vendredi 8 février 2008
Ouais ok, ça fait longtemps. Trèèèèès longtemps même. On peut le dire, je vous ai complètement négligés ces derniers temps, et vous avez toutes les raisons de m'en vouloir.
(au passage, j'ai l'impression de souvent commencer mes notes comme ça, je dois être un peu maso quand même)
Bon, comme d'hab, j'ai une bonne excuse (naturellement) : en ce moment, je cherche un stage. Et bon, forcément, je vais vous raconter un peu.

Alors la recherche de stage, c'est rigolo. Enfin non. C'est plutôt triste, c'est déprimant, c'est décourageant, on se sent comme une grosse merde à peu près 24/24 et je suis à deux doigts de la dépression nerveuse. Mais vu que c'est un blog, on prend la life on the bright side, on recule de trois pas, et on regarde ça avec un oeil amusé.
(parce que sinon, on se tire une balle)

Tout commence par la recherche d'offres.
Alors là, vous avez un outil extraordinaire, c'est Internet. Il est tellement extraordinaire que les entreprises en usent et abusent. Ben oui, elles postent une offre de stage, savent qu'elle va être lue direct par trop de people, qu'ils vont avoir des réponses immédiatement et en masse.
Du coup, les entreprises ont arrêté de se faire chier. Dans le temps, pour trouver un stage, fallait s'y prendre genre 3-5 mois à l'avance pour la demande. Maintenant, si vous matez les offres 3 mois avant, vous ne trouverez que des trucs qui démarrent la semaine précédente : "ouais ouais, on est en février, on poste un truc qui démarre en janvier, et on en a rien à foutre si tu veux prévoir en avance ton stage pour mars".
Ca c'est les joies de l'automatisation.

Par contre, le truc rigolo avec Internet, c'est qu'on repère assez rapidement les entreprises de gros batards. Plusieurs profils :
- l'entreprise "je ne paie qu'un employé, c'est celui qui poste les offres de stage" : Cette entreprise ne fonctionne qu'avec des stagiaires. Ben oui, c'est pas cher et ça ouvre pas trop sa gueule un stagiaire. Du coup, elle est présente sur tous les sites d'offres de stage, sur tous les forums d'école, vous trouvez facilement une cinquantaine d'offres de stage pour cette entreprise dans des secteurs complètement différents, toutes à la suite et remises à jour régulièrement.
- l'entreprise "la discrimination, ça a du bon" : Généralement, elle demande simplement de coller une photo sur le CV. Mais bon, dans mes recherches, je suis tombé sur pire. C'était un formulaire automatique à remplir : nom, prénom, adresse, nationalité... Euh, attendez une seconde... Dans" Nationalité", on me propose "France" et "France métropolitaine" ? C'est quoi la différence de nationalité entre les deux exactement ? Vous cherchez quoi en faisant la distinction ?
- l'entreprise "rationnalisation des coûts" : Ca se résume en une phrase : "venez faire un stage très complet d'un an dans notre organisation (payé au tiers du SMIC)". Ben ouais coco, déjà je fais la gueule quand je vois 4 mois payé 300 euros, alors un an...
- l'entreprise "démerdez-vous" : Pour celle-ci, vous ne trouvez jamais directement la page de recrutement. Après d'âpres recherches et de chemins détournés, vous arrivez dessus et c'est un formulaire trop mal foutu qui ne cadre pas du tout avec votre profil. Vu qu'il n'a pas été mis à jour depuis 3 ans, il n'y a pas prévu de faire un Master2, par contre vous avez 4 ou 5 types de DESS et vous savez pas lequel choisir. Bien évidemment, il ne connaît aucune Université en dehors de Paris, il oblige à remplir toutes les cases (vas-y, invente toi cinq expériences professionnelles sinon tu ne continues pas la procédure) et, de toute façon, le truc plante à la fin et n'envoie jamais la candidature.

Avec quelques difficultés et réticences diverses, vous parvenez à postuler à des offres (juste pour le fun, je conseille la lecture des offres pour commerciaux qui sont bien tordantes, ça parle de conquérant et tout, non mais au secours le culte de l'égo quoi).
Il y a plusieurs choses à savoir sur la façon de postuler.
Déjà, quand vous avez encore du temps devant vous, vous êtes sélectif : "pas question d'aller travailler dans une entreprises pharmaceutique et, ah ! Dassault, tu peux bien aller te faire enculer". Et puis, au fûr et à mesure du temps, vous vous retrouvez à mater les offres sur le Figaro Etudiant et à envoyer votre CV à TF1. Vous avez honte mais... Vous perdez toute dignité à mesure que le temps passe.
Autre chose : il y a toujours un moment (voire plusieurs) où vous vous merdez dans l'envoi de CV / lettre de motiv : "oh putain, j'ai pas changé le nom de la compagnie avant d'envoyer mon CV, j'ai Coca Cola Entreprise sur ma lettre pour Pepsi Co" ; "et merde, y'a une vieille faute d'orthographe qui traîne sur le CV depuis 1 mois, je comprends pourquoi personne m'appelle".
Mais tout ça, encore, c'est pas très grave puisque les 4 cinquièmes de vos envois resteront lettres mortes.

Et c'est pour ça que vous êtes tout heureux quand vous recevez votre premier mail générique de refut. Ok, on vous a jeté comme une merde sans même prendre la peine de rédiger un truc personnel, mais au moins, ça prouve que quelqu'un, quelque part, a reçu ce que vous avez envoyé, et c'est quand même vachement rassurant.
Ensuite, les refuts s'accumulent dans votre boîte mail et vous ne trouvez plus ça aussi fun.
Et vous commencez à avoir de vieux doutes bien cons. Vous revérifiez plusieurs fois que vous ne vous êtes pas trompé de numéro de téléphone sur votre CV, vous vérifiez également que votre portable ne bloque pas les numéros inconnus / cachés, vous retravaillez 15 fois votre lettre de motiv (ce qui va être source de problème au niveau de sa cohérence, donc faudra la refaire une 16ème fois), vous virez des trucs de votre CV et en ajoutez d'autres, à titre d'expérience...

Et hop, un jour, incroyable, une nana des RH d'une entreprise vous appelle (oui parce que généralement, les RH c'est des nanas, plutôt jeunes et jolies, histoire que vous soyez tout gentil quand elle vous dit de dégager).
Et là, elle vous fixe un entretien. C'est là que le vrai fun commence.

Déjà, il faut bien s'habiller. Parce qu'évidemment, l'habit fait carrément le moine et franchement, est-ce que quelqu'un qui ne porte pas un costard peut vraiment faire du bon travail ?
Je ne sais pas d'où vient cette tradition ridicule du costard. Je veux dire... C'est pour montrer qu'on est prêt à tout pour l'entreprise qu'on va même jusqu'à se nouer une laisse - pardon, une cravate - autour du cou ? On ne peut pas envisager que les vêtements, c'est le détail le plus secondaire possible quand on veut jauger quelqu'un ? Apparemment non.
Bien entendu, votre entretien est à l'autre bout du monde. (ou bien de l'autre côté de Paris, ce qui revient au même au niveau du temps de trajet). Du coup, vous êtes levé à 5h00, parti à 6h00 et à 9h45, vous essayez toujours d'entrer dans un RER A en direction de la Défense (enfin si vous avez besoin de contact humain, c'est le lieu et l'heure idéale).

Pendant l'entretien, on va vous poser des questions stupides, et la décision se fera sur des critères encore plus stupides. Par exemple, l'une des règles de l'entretien est de ne pas se répéter. Si l'on vous demande "vos qualités", qu'ensuite, on vous demande "ce que vous pourrez apporter au projet" et qu'enfin, on vous demande "pourquoi on vous choisirait vous et pas un autre", il ne faut surtout pas que les réponses se croisent, sinon vous êtes disqualifié. C'est ridicule ? Tout à fait, bienvenue chez les RH.
De la même manière, quand on vous demande vos défauts, on ne vous demande pas vraiment vos défauts. La vraie question serait plutôt : "citez un défaut mineur que vous n'avez pas mais sur lequel vous allez pouvoir enchaîner en montrant que ça peut aussi être une qualité". Vous le savez, la nana des RH le sait, mais c'est pas grave, il faut quand même perpétuer la mascarade.
Ah, et bien sûr, lorsqu'on vous demande si vous maîtrisez tel ou tel outil (plutôt dans l'entretien avec le futur responsable du stage), il ne faut pas répondre "non mais toi non plus tu ne le maîtrisais pas quand t'es rentré dans la boîte, et t'as appris sur le tas non ? bon ben voilà, me fais pas chier", même si vous en avez très envie.
Aussi, lorsqu'on vous demande si vous avez des questions, il ne faut pas répondre : "non, tout était très clair, je vous remercie". Le fait de comprendre ce que la personne vous dit, et de connaître la mission pour laquelle vous postez, c'est disqualifiant. Il faut donc poser quand même des questions, même si vous connaissez déjà les réponses, parce qu'il faut se montrer "intéressé".
A la fin de l'entretien, la nana des RH vous dit qu'elle vous contactera dans les jours qui viennent pour une réponse. Elle ment. Au mieux, elle appellera la semaine suivante, si elle appelle un jour. En fait c'est à vous d'appeler pour montrer que vous êtes trop motivé, mais ça elle le dit pas, chut, c'est un secret.

Parfois, vous avez également un entretien avec le responsable du stage, un (ou plusieurs) type avec lequel vous êtes censé travailler si vous êtes pris.
Et c'est souvent à ce moment là que vous avez un gros doute sur votre place ici.
Il y a plusieurs raisons à ça, mais la principale, c'est que vous avez souvent à faire avec des gros vieux beaufs. Genre vous répondez au question, vous avez l'air intéressé et à l'intérieur de votre tête, vous entendez un "Aaaaaaaaaaaaah ! Au secours !!! Sors de là !!" et vous vous sentez comme Romain Duris à la fin de l'Auberge Espagnole (sauf que dans la vraie vie, vous n'arriverez pas à gagner de l'argent en devenant écrivain donc vous ne partez pas en courant sur une musique de Darft Punk).

Et après cette démonstration d'hypocrisie dégoulinante des deux côtés, généralement, on vous dit qu'en fait non, il y a quelqu'un qui correspond mieux au poste.
Et forcément, vu la qualité des critères de sélection, c'est forcément vrai...
par astheny publié dans : Théories du professeur astheny
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Mercredi 5 décembre 2007
Je ne sais pas si j'en ai déjà beaucoup parlé, mais cette année, je suis en Master 2 Professionnel. Et si je vous ai pas trop raconté encore, bougez pas, ça va venir.

Avant toute chose, je voudrais dire que je trouve cette appellation trop laide. Autant, pour bac+4, je trouve "Master" plus stylé que "Maîtrise", autant pour le bac+5, je kiffais grave les "DEA / DESS", beaucoup plus élégants que "Master 2". Donc même si je parle de "Master 2" comme ça, pour pas passer pour un fossile attaché aux vieilles appellations, sachez que dans ma tête, je suis en "DESS" (non mais !).

Bref, aujourd'hui il faut que je vous parle des vieux de mon Master.
Déjà, je suis un gros batard parce que je les appelle "vieux", mais ils sont pas si vieux que ça. Ils doivent taper dans la quarantaine mais bon, par rapport à la moyenne d'âge, ils sont quand même bien au-dessus.
Ils sont 4 (comme les Trois Mousquetaires) et ils viennent tous de l'Assistance Publique Hopitaux de Paris pour suivre les cours en formation continue. Pour certains, la raison de leur venue est obscure étant donné qu'ils sont déjà cadres dirigeants, je vois pas trop ce qu'ils peuvent espérer mais bon...
Le truc drôle, c'est qu'ils sont en décélage complet avec nous autres, étudiants de longue date, et qu'ils ont chacun un style d'adaptation bien différent. Nous allons donc les passer en revue si vous le voulez bien (si vous ne le voulez pas, vous pouvez toujours le dire en commentaire, mais je crains qu'il ne soit trop tard).

- La bruyante
La bruyante parle, elle parle sans arrêt et elle parle fort. Impossible de la manquer, de l'oublier ou de l'esquiver : elle est là et elle veut que ça se sache.
La bruyante a oublié toutes les notions de prise de parole en classe et la parole, elle la prend quand elle veut. De plus, elle a une capacité sonore qui dépasse de loin celle d'une personne normale, étudiante ou prof, donc elle ne s'embête pas de savoir si quelqu'un d'autre était en train de parler. Quoiqu'il dise, ce sera de toute façon couvert par sa voix.
La bruyante a un avis sur tout, intervient tout le temps, défend son point de vue, pose des questions auxquelles elle a déjà une réponse juste pour pouvoir la brandir. 25% du temps de parole en cours lui est alloué, c'est comme ça.
La bruyante a toujours raison. Face à une prof de Droit du Travail, elle sait mieux comment fonctionnent la législation des syndicats. Etrangement, cette assurance craque complètement en cours de comptabilité où, toute perdue qu'elle est, on ne l'entend pas.
Aller à l'encontre des convictions de la bruyante va vous valoir un sermon de plusieurs minutes après lesquelles vos oreilles siffleront longtemps puisque vous aurez perdu la moitié de votre audition environ. Par exemple, la bruyante trouve que l'on offre des jouets trop chers aux enfants à Noël, ne la contredisez pas.
La bruyante a une vie pleine de malheurs et en fait profiter tout le monde. S'il y a un problème sur un RER dans la journée, elle est forcément dedans.
La bruyante a néanmoins une utlité, elle sert de balise argos pour repérer la salle dans laquelle on a cours. Il suffit de suivre sa forte voix à travers les dédales de couloirs du bâtiment, on l'entend de n'importe quel recoin.

- Le beau gosse
Le beau gosse n'est pas spécialement beau, il est même un peu dégarni, mais il a la classe donc c'est quand même un beau gosse.
Le beau gosse comprend tout direct. Il assimile et parient à le mettre directement en confrontation avec son expérience personnelle et professionnelle. Il parvient donc à toujours avoir un commentaire approprié et instructif, quel que soit le sujet.
Le beau gosse parle super bien, même en total impro. Il a un vocabulaire de folie, il articule, il met en scène ses phrases, tout le monde l'écoute.
Le beau gosse n'arrive jamais en retard malgré les grèves, d'ailleurs il a forcément le train direct sans l'attendre, ou alors il vient en voiture et échappe miraculeusement à tous les embouteillages.
Le beau gosse trouve tous les cours enrichissants, et les apprécient.
Le beau gosse nous irrite beaucoup.

- Le faux-jeune
Le faux-jeune s'appelle Pascal ce qui fait pas trop jeune comme prénom, du coup, dans son mail, il a mis "scalpa". C'est le premier indice qui m'a permis de détecter sa fausse-jeunessitude et de comprendre un peu son comportement. Parce que le faux-jeune, il est parmi des jeunes, il se remémore ses vertes années quand lui aussi était jeune et du coup, l'ambiance université aidant, il s'y croit à nouveau.
Le faux-jeune a plein de photos de lui jeune et il les montre aux vrais jeunes pour prouver qu'il a pas toujours été vieux. Par exemple, il me présente sa photo de permis de conduire "tu vois, moi-aussi j'avais les cheveux longs !". Qu'est-ce que vous voulez répondre à ça ? "Ah oui... quelle coïncidence... le monde est petit...".
Le faux-jeune a compris pour approcher le vrai jeune, il faut l'appater avec des services matériels. Aussi, en tant que faux-jeune, il a une vraie voiture et pas un vieux machin d'occase qui démarre pas quand il fait en dessous de 10 degrés dehors. Il propose donc du covoiturage aux vrais jeunes. "Pas de problème, je passe te prendre, c'est pas loin".
Le faux-jeune essaie aussi de coller aux intérêts du vrai jeune, l'utilisation des nouvelles technologies est un bon moyen de montrer qu'on est pas un vieux. "Tu connais Priceminister ? C'est super ! J'ai eu mes livres pour 5 euros !". Moi, qui suis un batard "Ouais, je l'ai emprunté à la bibliothèque celui-là, c'était gratuit".
Dans la salle, le faux-jeune ne s'assied pas avec ses collègues vieux, il se fond dans la masse de jeunes et n'hésitent pas à changer de place pour se rapprocher des jeunes s'il reste une place libre entre lui et eux. De la même façon, il ne mange pas avec ses collègues mais il va chercher un sandwich avec les jeunes.
Enfin, le faux jeune s'essaie (avec plus ou moins de succès) de parler ce qu'il pense être le parler jeune : "ouais mais là, tu m'casses" (en réponse à ma réplique bibliothécaire).


- La mystique
On ne peut pas catégoriser la mystique, qui se place un peu entre le beau gosse et le faux-jeune, sauf qu'elle y ajoute un voile de mystère.
La mystique parle peu, elle s'exprime par moues sur son visage, par sourire et, si elle est expansive ce jour-là, par gestes. Position difficile lorsqu'elle vous regarde fixement avec un visage particulier, attendant une réponse de votre part que vous êtes bin incapable de formuler, étant donné que vous ne déchiffrez pas ce qu'elle veut dire (en général, j'acquiesce avec un semi-sourire, en espérant que ça lui suffise, ce qui est rarement le cas).
La mystique critique un peu tout mais est quand même contente d'être là. Elle garde ses distances avec les jeunes mais elle peut être parfois très familière avec l'un d'eux. Elle a l'air de s'en foutre un peu de la formation, mais s'y investit beaucoup. La mystique est traversée de contradictions.
La mystique s'amuse un peu de tout et on ne sait pas bien si elle rit avec nous ou si elle se fout de notre gueule. Pour maintenir la paix sociale, on opte pour la première solution mais bon...
La mystique reste un cas à étudier car elle est loin d'être décryptée, affaire à suivre donc...

Voilà, c'était le premier article d'une série sur mon Master. Quand je serai motivé, je vous parlerai un peu de la recherche de stages ou du décalage entre les étudiants pendant leur formation et le métier qu'ils exerceront plus tard.
(mais seulement si vous êtes sages)
par astheny publié dans : Théories du professeur astheny
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Vendredi 30 novembre 2007
Je vous annonce que, si je ne me plante pas, ce blog fête ce soir son premier anniversaire (ce serait la lose de se planter, mais avec cette chose magnifique que sont les archives, y'a moyen d'être à peu près sûr quand même).
Et comme les autres, je fais un post spécial pour parler du blog sur le blog !

Un an ! Mais il est temps de faire le bilan dites-moi !
Revenons donc un an en arrière (oui, le lien hypertexte fait office de machine à voyager dans le temps, c'est comme ça). J'avais démarré ce blog avec une vidéo d'un mini concert improvisé de Nirvana chez Gildas et De Caunes.
Et là, je constate que la vidéo a disparu depuis... Franchement, j'ai du mal à comprendre pourquoi. Est-ce que ça faisait vraiment du tort à quelqu'un ? Au contraire, revoir ça, ça m'avait grave mis dans le mood de réécouter du Nirvana (bon, j'ai déjà les cd, donc j'ai pas filé une thune, mais ça aurait pu). Enfin je présume que DailyMotion doit un peu psychotter niveau procès et qu'il préfère agir drastiquement. 

Bref, on s'en fout.
Un an !
En toute honnêteté, je ne pensais pas durer aussi longtemps. J'ai la grande habitude de me lancer dans des projets que j'abandonne peu de temps après (vous avez vu ça cet été), et là, un an plus tard, j'écris toujours sur ce blog.
Enfin, c'est relatif tout ça quand même, parce que l'année n'a pas été très régulière niveau activité (clairement en baisse depuis le début) et je suis encore carrément dans une période de creu (mais j'ai quelques idées de trucs à poster là, donc ça va peut-être repartir un peu).

M'enfin un an quand même !
C'est la 95ème note d'après Overblog, ce qui fait pas un ratio trop dégueu quand même. Enfin j'ai pas tout écrit, je dois sans doute ne pas compter les deux articles écrits par "Celui qui" (à qui j'ai ouvert une catégorie pour rien ! rien ! sale lacheur ! tu me lis là hein ?).
Beaucoup de conneries au final, peu d'introspections alors que c'était le but premier du blog, mais je suppose que je reste quand même assez réticent au fait de me livrer, même derrière un masque et par écrits interposés.

Un an !
Aujourd'hui, c'est donc un anniversaire, mais c'est aussi un divorce.
Et oui, je me sépare de ma carte imagin'R (ou plutôt, c'est elle qui me plaque). Après ces longues années de bons et loyaux services, elle me largue parce qu'elle me trouve trop vieux, et va batifoler avec des plus jeunes. J'ai eu beau lui sortir un discours à la Ronsard, genre "quand vous serez bien vieille au soir à la chandelle", ben que dalle.
Du coup, je "cueille dès aujourd'hui les roses de la vie" et je me suis maqué avec sa grande soeur la Carte Orange (qui s'est fait faire un lifting Navigo récemment) et dès demain, c'est avec elle que je partirai bras dessus bras dessous dans les Transports en commun.

Un an, et pas grand chose de changé en fait.
Je me demande si je devrais passer la police de mes articles en "small" plutôt que "medium". Ca ferait plus sérieux, et puis c'est grave un renouvellement graphique pour ne pas s'enfermer dans un immobilisme décourageant.
J'essaierai sur le prochain article voir ce que ça donne (et si ça donne que de la merde, je le changerai et vous ne verrez rien du tout).

Un an...
A se demander si je vais trouver de nouvelles choses à dire. Bon, ma bonne résolution, c'est de revenir à un rythme plus sérieux niveau post.
Mais bon, comme je vous l'ai dit, ma capacité à tenir mes projets...

Petite Annonce
Cela n'a rien à voir, mais je me permets de mettre à contribution mon réseau de (3) lecteurs pour vous demander un truc.
Pour Noël, j'aimerais trouver une version pas trop crade de "Pouf le Chaton Bleu" (c'est pour offrir, y'a une raison, arrêtez de me mater comme ça). Le problème étant que le livre n'est plus édité, qu'il est épuisé partout, qu'il est donc rare etc.
J'ai maté un peu sur le net, mais je trouve surtout des versions style "bords abimés, pages tachés, couverture déchirée...". Dans l'idéal, j'aimerais qu'il soit comme neuf.
Bref, vous connaissez une librairie, un bouquiniste, quoique ce soit qui serait susceptible d'avoir quelque chose comme ça ? (tout le monde connait un coin magique où l'on trouve tout, non ?). De préférence sur Paris ou la région. Vous pouvez laisser ça en commentaire ou envoyer un mail si vous êtes timide (doit y avoir un lien à gauche pour le mail)
Voilà, merci d'avance, tout ça tout ça.
par astheny publié dans : Comme les zots
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Mardi 20 novembre 2007
Quand j'ai commencé ce blog, j'étais pour ainsi dire à fond dans la blogosphère pour des raisons professionnelles et personnelles (c'est stylé de présenter ça comme ça, hein ? ça fait mystérieux et tout). Du coup, dès qu'un truc pointait le bout de son nez sur la toile et que ça buzzait un peu, j'étais direct dessus, tel un prédateur de l'information et de la nouveauté et paf, je pouvais vous en faire part si je trouvais ça intéressant (et que j'avais pas la flemme de faire un article dessus).
Maintenant, j'ai pris un peu de distance avec tout ça, et je découvre donc les trucs 6 mois après les autres, comme un gros naze. Mais ça ne va pas m'empêcher de vous faire part de ma découverte récente (que vous connaissez donc certainement depuis longtemps, mais je n'ai pas peur du ridicule).

En me baladant sur Dailymotion, je suis donc tombé là-dessus :


Alors généralement, quand je file le lien aux gens, ils me demandent comment j'ai pu trouver ça. Donc je vais court-circuiter la pluie de questions et répondre en avance : c'est simple, je cherchais des vidéos de Stupeflip, et le monsieur que vous voyez derrière-là, c'est Pop-Hip de feu Stupeflip, du coup, les liens hypertextes aidant...

Bref, je ne vous cache pas que du coup, depuis, je surkiffe Simone elle est bonne, que je traîne sur son Myspace (qui est moche d'ailleurs mais j'ai jamais vu un Myspace qui soit fluide et beau, c'est toujours bordélique, lent et crado), j'écoute ses chansons en boucle et je les reprends en choeur (coeur ? choeur ? on reprend en coeur ou ou reprend en choeur ? je sais pas tiens, les deux orthographes me semblent défendables).
(parce que oui, il faut savoir que je chante tout seul devant mon pc comme un crétin, chose que je divulgue rarement mais...)
J'essaie de collectionner ses titres mais c'est un peu le bordel vu qu'elle bouge pas mal et qu'elle feats avec plein de groupes différentes (qui sont pas répertoriés sur son myspace qui, en plus d'être moche, est donc aussi incomplet).

Et là j'ai à peu près fait le tour de ce que je voulais dire.
Je pourrais vous filer des liens en pagaille, des interviews et autres (où l'on apprend que c'est une fille bien vu qu'elle bave sur Michel Sardou), mais vous savez utiliser Google aussi bien que moi, n'est-ce pas ?
par astheny publié dans : Aujourd'hui, j'ai vu...
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